En sortant du café, le soleil s’engouffre entre deux immeubles et tente de chauffer les ocres des façades.
Deux mondes parallèles
Tram 3·
Saura-t-on un jour ce qu’il se trame dans les couloirs des palais vaticans ? Est-on aussi pieux que l’attitude des nones le laisse penser dans les transports publics romains ?
Un mystère de plus à éclaircir…
Le vendeur de chaussette
Viale di Trastevere·
Numéro 54.
La queue est interminable dans le bureau de poste de la Viale di Trastevere. Je sors attendre au soleil de janvier.
Numéro 56.
Un vendeur ambulant de chaussettes arrive. »Ciao bello! »
– Ciao… No grazie, lui fais-je.
– Niente (Rien) ?
– No…
– Arrivederci
Et il repart.
Numéro 59.
Je le dessine, dans sa quête desespérée auprès d’autres clients, sur le trottoir d’en face.
Numéro 62.
C’est mon tour.
Au bar du coin
Via Angelo Bellani·
Mois de janvier ne rime pas forcément avec hiver : soleil et températures printannières sont de rigueur.
Le tenancier de ce petit bar en profite pour balayer avec lenteur la marche de son établisement qui se trouve généreusement ensoleillée.
Mecanhumanimal
Ex-Mattatoio di Testaccio·
Balade entre les hangars à bestiaux de l’ancien abattoir de Rome, transformé en différents espaces : musée d’art contemporain, faculté d’architecture, centre alter-mondialiste, lieux culturels…
Au milieu, quelques bâtiments attendent encore leur rénovation, se fissurant au gré des saisons.
Diptyque du crepuscule – partie 1
CItta dell'altra economia·
Deux paysages en ombre chinoise pour célébrer la fin du jour.
Diptyque du crepuscule – partie 2
Ponte Testaccio·
Depuis le pont de Testaccio, celui de l’industrie se reflette dans le Tibre. La piste cyclable qui le longe est déserte, bientôt plongée dans la nuit. Au loin, le Gasometro tend sa toile.
Portrait à la Repubblica
CItta dell'altra economia·
Un dimanche en fin d’après midi : relire les nouvelles en papotant avec ses amis.
Haiti, Roma
Citta dell'altra economia·
Il y a autant de marques de café qu’il y a de café à Rome. L’une d’entre elle porte le nom d’Haiti.
Je me plais à imaginer qu’elle doit son nom à la provenance des grains, là-bas, dans les caraïbes. Dany Laferrière, le célèbre écrivain haïtiano-canadien, racontait dans « l’odeur du café » que les immenses entrepots de son village, Petit-Goâve, étaient remplis de café à destination de l’Italie.
Peut-être que le commerce existe encore…
Rituel
Via Pascarella·
Dans un petit bar du quartier, le rituel est immuable : les nouvelles du jour arrosées par un espresso bien serré.
Fa nieeente!
Viale di Trastevere·
« Ça ne fait rien! »
Au bureau de poste, on est décontracté. Mieux avoir un peu de temps devant soi pour envoyer un pli. Et si un problème survient, on trouvera une solution.
Bar Cesira
Via Bernardino Passeri·
La série des bars du quartier continue avec le Cesira. La serveuse porte à toute heure une énorme paire de lunettes noires et des chaussures aux semelles démesurées.
Dedans, insoupçonnée, une petite salle accueillante aux murs recouverts d’une petite exposition en papier découpé.
Inhabité ?
Largo Dino Frisullo·
Un coin qui semble à l’abandon, tout au bout de l’ancien abattoir de Testaccio. Là, un mobile home rouillé et rapiécé semble attendre sa disloquation par le temps.
J’apprends quelques instants plus tard, par un habitant du centre kurde voisin, qu’un couple ukrainien y a élu domicile.